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198 EMIL YIRTOSU 2

ou octogonale 1, au texte gravć en caracteres arabes. En gónćral, le travail est de style oriental, c’est-a-dire ayant, le plus souvent, tant dans le champ que dans la lógende, des ślćments vógótaux : brancbes, fleurs, feuilles. Quelquefois, ces sceaux ont dans leur champ la tete d’aurochs (bour), flanquśe du soleil et de la lunę, timbrśe d’une couronne crucifóre pour la Moldavie, et, pour la Yalachie, 1’oiseau — un corbeau portant une croix dans le bec ou surmontś par elle, flanquó pareillement du soleil et de la lunę.

Le texte en langue turco-ottomane de ces sceaux, sans exception, a un contenu spócifique, c’est-a-dire qu’il ne reproduit pas en traduction la teneur des textes des autres sceaux princiers, bien plus, son contenu differe totalement de ceux-ci. En róalitć, aux XVII* et XVIII* siecles, le texte des sceaux en langue turco-ottomane exprime, en gśnćral, une dćclaration directe ou indirecte de dćvouement politique, de soumission au sułtan, le prince rśgnant se dćclarant le serviteur du sułtan2. Cette dśclaration de dóvouement politique est expnmśe dans un style fleuri, a rhśtorique spćcifiquement orientale, style qui appartient en propre aux sujets turcs s’adressant au sułtan ou aux grands dignitaires de 1'Empire.

Certains de ces sceaux princiers sont semblables a ceux employćs dans PEmpire Ottoman non seulement par la maniere dont ils sont gravśs, mais aussi par le texte meme, imitant le langage propre aux sceaux turcs, portant inscnte une sentence morale, une devise ou une invocation reli-gieuse. Nous signalons, dans ce sens, les sceaux de Constantin Moruzi (1780), de Mihail Su$ul (1785) et le sceau d’Alexandre Moruzi (1788).

Les documents pourvus de ce genre de sceaux ne comportent nulle mention spściale corroborante (corroboratio), c'est-a-dire que son insolite prósence n’est annoncśe in corroboratio, dans la formule de sigillation, ni par la modification de la formule sigillaire habituelle, ni par 1’introduc-tion d’une formule sigillaire ad-hoc, dans le cas ou la diplomatique respec-tive n’aurait point possśdś une pareille formule.

De l’ćtude des documents princiers pourvus de sceaux de ce genre, il rćsulte que leur application meme prćsente une caractóristique parti-culiere, dans le sens qu’ils ne sont apposćs qu’a 1’encre de Chine noire, et cela comme dćrogation a 1’apposition de tous les autres sceaux du

1

« Dans les pays de r Islam, les sceaux sont les uns ronds, les autres ovales ou bien •carrćs La plupart des sceaux des sultans sont de formę ovale * (I Hakki Uzunćaręili, Osmanll devleti zamanlnda Kullanmlmię olan bazi muliurler hakkinda bir tetkik, dans «Turk tarih Kurumu Belleten *, Istanbul, 1940, n° 16, p. 496)

2

# Les textes sont reproduits en entier dans l’annexe



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