LES BEA0H10P0DES GOTHLANDIENS DE LA PODOL1E POLONAISE 41
influencees par la naturę de l’hóte. En second lieu, les Craniides dont il s'agit sont de-pourvus de limbę, d'oii il rćsulte que leur valve dorsale, au lieu de s’appuyer sur le limbę de la valve v en trale, appuyait son bord palleal direetement sur la base d'attache et y ad-herait d’une faqon si intime, qu’apres la mort de 1’organisme la valve dorsale restair pres-que toujours attacliee a 1'hóte. Dans ces conditions il est facile de comprendre que le bord du lobe dorsal du mantcau, monie exactement sur la base dattache, en secretant la coquillc, devait reproduire dans eelle-ci toutes les inegalites de cette base.
Une autre question qui se pose est celle de la naturę de lassociation entre !<■ Craniide et son hóte. Sagit-il d’une association indifferente, de symbiose ou de parasitisme? Le fait que tous les echantillons qu'on trouve sont attaches a des corps organiques fait deja presumer que le Craniide les choisissait de preference a un substratum inorganiąue.
Dans le cas, le plus frequent., de lixation sur une eoquillc de brachiopode, jamais on
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Fig. 1.
Pldlhedra (Philhedrella) mi mcii ca sp. n., et. de Borszczów, Chudjowce, X 2.— 1 — 5 cinq individus fixes sur une coquille de C. (Wilsonia) tarda. Noter qu’aucuu de ces individus n’empiete stu- la limite entre les deux valves de 1'hóte.
n'observc que la coquille du Craniide soit attaehee a la fois aux deux valves de son hóte, phenomene qui pourrait bien avoir lieu, si le Craniide se fixait a des coquilles mortes. Q,uand le Craniide est attache pres de la Jimite de deux valves de 1’hóte, sa coquille s’arróte net sur cette limite sans jamais la passer et empieter sur 1’aurre valve (fig. 1). Cela indique evidem-ment que l’hóte etait vivant et 2
1’entrebaitlement frequent de sa coquille empechait le Craniide de s’etendre sur 1’autre valve. 11 est donc probable que les larves des
Craniides d.ont il s’agit ohoisissaient pour s’attacher surtout des orga-nismes vivants, tels que les brachio-podes, les bryozoaires, les coralliai-
res, les crinoides etc. Pour un animal attache, immobile. lassociation a un organisme produisant de 1'agitation dans l’eau, constitue un avantage vital. D’autre part la gene qu’occasionnait a 1’hóte la presence sur lui du Craniide cariait evidemraent avec la naturę de cet hóte. Si celui-ci consistait en une colonie de coralliaires ou de bryozoaires, il est evident que raccroissement progressif de la eoquille du Craniidć en surface, decait causer la mort des individus de la colonie recouverte par celle-ci. Dans le cas d’un crinoTde, de meme que dans celui d’un brachiopode, la gene oceasionnće na pas du etre grandę. Cependant dans le cas d'un echautillon de Philhedra mimetica attache a la valve centrale de Camaro-toechia carens (PI. I, fig. 14), j’ai constate un accroissement tout-a-fait exagere de la lan-guette sinusale de cette demiere et une deformation pathologique de toute la coquille. Donc, mćme dans ces cas oii laction nocive du Craniide sur son hóte n’est pas evidente, elle n’est pas exclue.
Enfin, une constatation interessante a ete faite quant a l’influence de la maniere de vivre des especes de Philhedra decrites plus loin sur leur morphologie. En pratiquant des coupes transversales de plusieurs echantillons attaches, appartenant <i Ph. umbrella aussi bien qu’a Ph. (Philhedrella) mimetica, j'ai constate qu'ils etaient tous depourcus de leur valve ventrale (fig. 2, 3). Comme la position de ces echantillons, en particulier de eeux de Ph. mimetica, a oruementation bien adaptee it celle de 1’hóte, exclut com-
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