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qu’on a connus ou soupęonnós d’etre favorables k Pex-prince rógnant, ont ótó poursuiviB pour quelque culpabilitó róelle ou imaginaire. Quelques-un8 d’entre eux ont ótó exilós, mais d’autres, tels Georges le logothóte et le « camera § » Georges Poliż ou, ont etó accusós d’espionnage et pendus le 15 aoAt 179076. Si Ehigas eut rempli la fonction de caimacam de Craiova et se fAt occupó de Papproyisionnement des troupes turques, n’aurait-il pas ótó poursuivi, k son tourł Les documents, par contrę, attestent qu’il n’a pas ótó poursuiyi, mais qu’il a tranquillement vócu chez soi, et meme, que les autrichiens lui ont donnó un passeport en 1790, pour quelques mois, afin qu’il accompagn&t le serdar Christodoulos Kirlian, futur baron de Langenfeld, k Yienne. Si Ehigas eAt ótó des gens de Mayroyónis, les autrichiens Pauraient arretó, ou bien, ils ne lui auraient pas donnó un passeport qui lui permlt de circuler sur le territoire autrichien. De meme, un peu plus tard, lorsque le baron de Langenfeld a eu un con-flit avec Ehigas, ayant un proces avec ce dernier, contrę lequel il a portó bien des accusation, ne Paurait-il pas dónoncó aux autoritós autrichien-nes pour avoir collaboró avec Mayroyónis, comme il l’a fait pour les amis de Ehigas, k savoir, Thóocharis et Hadgi-Moscou, en les accusant d’espionnage?
On nous a gardś un bien prócieux document officiel qui vient k notre appui. C’est un ordre de Mavroyónis, du 27 mai 1788 envoyś aux adminis-trateurs (prśfets) du district de Vla§ca, oh setrouvait le domaine de Ehigas, afin qu’on vendit « quelques objets appartenant k Ehigas, le scribe », les cochons, ... et que 1’argent obtenu pour ceux-ci f At expśdie k la cour princiśre. Ou bien, si les cochons ne pourraient Atre vendus sur place, qu’ils fussent envoyós k Bucarest accompagnós de «leurs gardeurs et avec les pourceaux, de m§me que d’autres betes de Ehigas qui se trouvent encore lh, selon les informations fournies pas les administrateurs »
De ce texte il rósulte qu’h l’ópoque Ehigas śtait un simple fermier ou pro-priótaire d’un domaine, et c’est pourquoi Mayroyónis a ordonnó qu’il f At poursuiyi par les administrateurs du district de Ylaęca. II est impos-sible d’admettre qu’un caimacam de Craiova ou un secrśtaire princier eAt pu etre poursuivi par les administrateurs, sur Pordre du prince. Mavro-yenis n’aurait pas donnó un ordre pareil, ni Ehigas n’aurait admis, non plus, que les administrateurs yendissent ses biens afin d’envoyer Pargent obtenu par la vente du prince. L’ordre donnó par Mayroyónis nous montre fort bien que les relations entre le prince rógnant et Ehigas n’ótaient pas bonnes, d’ailleurs, une notę de Ehigas, gardóes dans le manuscrit original de son manuel de Physique confirme ceci. Dans cette notę, Ehigas appelle Mayroyónis «la plus grandę canaille du genre humain, et indigne prince rógnant de la Yalachie » 78.
£7ous avon8 unpeu trop insistó sur les relations de Ehigas avec Mayroyónis, afin de convaincre les historiens, que Ehigas n’a ótó ni secrótaire de ce prince, ni caimacam de CraIova et que de telles lógendes doivent ótre, k l’avenir, omises de la vie et de Pactiyitó du patriotę Ehigas Yelestinlis.
n V. A. Urechla, Istoria romónilor, Bucarest, 1892, tome III, p. 361; N. Iorga, Studit ft documente, Bucarest, 1906, tome VIII, p. 112.
VIrtosu, op. cii., p. 4, 13—14.
78 Yranoussis, p. 25; idem, *A7ravTa, p. 250.