CONCLUSION
La sociologie des revolutions s’est jusqu’ici principalement attachee a Pidentification des causes des revolutions, soit les conditions necessaires et suffisantes a Pemcrgcnce d’une situation rćvolutionnaire, alors que champ dc la transitologie a porte un interet particulier pour la consolidation democratique et Pimpact des modes de transition pour celle-ci. II en ressort que tres peu d’etudes ont pose Petape intermediaire des revolutions, k savoir les processus revolutionnaires eux-memes, comme « resultat» devant etre explique. Puisque les pays socialistes d’Europę centrale et orientale partageaient une serie de caracteristiques communes aux niveaux economique, social et politique, la prevision initiale etait que leurs changements de regimes allaient revetir une formę similaire . Pourtant, trois types de changement de regime ont etć identifies, soit (1) des transitions nćgociees en Pologne et en Hongrie, (2) des revolutions de velours en Tchecoslovaquie et en Rćpublique Democratique Allemande (RDA), et (3) une rćvolution vio!ente en Roumanie Si Pon peut facilement concevoir que les regimes rćformateurs qu’etaient la Pologne et la Hongrie aient opte pour la voie de la transition negociee, autant la Tchecoslovaquie que la Roumanie avait refuse la voie des reformes. C’est pourquoi cette recherche s’est attachee a expliquer les diffćrences dans les processus revolutionnaires de la Tchecoslovaquie et de la Roumanie.
L’objectif de cette recherche etait de repondre a certaines lacunes de la litterature sur les changements de regime de 1989, a savoir qu’aucune etude n’avait a ce jour reuni tous les criteres suivants : 1) la variation dans les processus revolutionnaires posee comme resultat devant etre explique, 2) un argument fonde sur les types de regimes, 3) une perspective comparative incluant la Roumanie, 4) une analyse dćtaillee des
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Grzegorz Ekiert. 2015. op cit.y p.324.