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Fecamp). Elles sont par contrę plus abondantes pour les chapitres cathedraux et les quelques monasteres de chanoinesses (Essen, Gandersheim). Les chanoines semblent avoir porte peu d’interet aux ąuestions intellectuelles : la regle dłAix ne fait nulle mention de livres ou de bibliotheques. — (L. J.)
184. Ouy Gilbert, Le dossier paleographiąue de Godefroid de Saint-Victor, I, Manuscrits entie~ rement ou partiellement autographes de Godefroid de Saint-Victor — Scriptorium, 36, 1982, p. 29-42.
II n’existe que deux manuscrits du Microcosmus de Godefroid de Saint-Victor: Paris, B.N. lat, 14881 et 14515. Godefroid ecrmt sans doute un brouillon de premier jet qui n’a pas sur-vecu, et qu’il recopia lui-meme. A cette occasion, il modifia Pordonnance des parties, ajouta des passages et, par des inscriptions a Pencre rouge, expliqua la marche a suivre au copiste a qui devait etre remis ce grimoire. Ce brouillon de second jet est le ms. Paris B.N. lat. 14881. 11 fut confie a un copiste qui, avec le concours episodique d’un confrere, en fit une misę au net: c1est le ms. Paris B.N. lat. 14515. On y retrouve cependant la main de Godefroid qui intervint encore pour apporter de nouvelles modifications que, presque toujours, le copiste effaęa apres les avoir retranscrites dans le texte. Ainsi B.N. lat, 14881 est-il le brouillon modele et B.N. lat. 14515 la copie, dont les variantes sont de nouvelles modifications decidees par Godefroid.
Celui-ci est jusquła present le seul auteur medieval anterieur au xive sićcle dont on possede a la fois Pautographe et la copic originale remaniee de sa main. C’est donc a tort que Pediteur du Microcosmus (Delhaye Philippe, Le microcosmus de Godefroid de Saint-Victor, t. 1, Texte ; t. 2, Etude theologiąue, Lille-Gembloux, 1951, 2 vol., in-8°) a fait, de ces deux mss, deux mss independants se referant tous deux a une edition princeps disparue, Pun a titre de copie, Pautre comme exemplaire de pręt. — (P.S)
185. Gasparri Franęoise, Le dossier paleographiąue de Godefroid de Saint-Victor, II, Obser-wations paleographiąues sur deux manuscrits partiellement autographes de Godefroid de Saint-Victor — Scriptorium, 36, 1982, p. 43-50.
Outre le Preconium Augustini de Godefroid de Saint-Victor, les mss Paris, B.N. lat. 15154 et Maz. 1002 contiennent le Fons Philosophiae du memc auteur. Cette ceuvre est precedee d’une epitaphe qu’accompagnent des gloses interlineaires. Ćpitaphes et gloses sont dans les deux cas de la main dc Godefroid de Saint~Victor.
Le ms, B.N. lat. 15154 est anterieur a Maz. 1002 et presente une des prcmieres copies de Pceuvre sur laquelle pese encore lourdement Pintervention de PA. Par rapport au ms. Paris, B.N. lat. 15154, le ms. Maz. 1002 offre bien des nouveautes : des ajouts autographes inseres par Godefroid lui-meme, qui y a aussi introduit rubriques, notes, additions, corrections et commentaires, qu’il a distingues selon leur naturę par une ecriture differente ; de sa main encore sont les deux portraits et les pieces musicales qu’on y trouve. On est donc devant un etat du texte qui represente une edition posterieure a celle de B.N. lat. 15154.
Les editeurs (Damon Ph., The Preconium Augustini of Godfrey of Saint-Victor — Medieval Studies, 22, 1960, p. 94-107 et Charma A., Fons philosophie, poeme inedit du XIIe siecle — Memoires de la Societe des Antiąuaires de Normandie, 27, 1869, p. 1-50) rPont pas vu Pante-riorite de B.N. lat. 15154.— (P.S.)
186. Gasparri Franęoise, Le « ScribeG», archiwistę et bibliothócaire de Pabbaye de Saint-
Victor de Paris au XIIe siecle — Scriptorium, 37, 1983, p. 92-98.
Chanoine de Saint-Victor, le «scribeG» fut copiste de livres et bibliothecaire a Pabbaye. II intervint dans la redaction de chartes en faveur de Saint-Victor. II est aussi a Porigine de ce qui semble etre un classement archivistique, en inscrivant, au dos de nombreux documents du xne siecle, repertories en annexe, Panalyse de leur contenu. Cette activite s’acheve en 1187. 11 peut s’agir d’un frater Iohannes, sacerdos, armarius de Saint-Victor, dont le nom se trouve sous Pab-batiat de Guerin (1172-1143, cf. Arch. nat. L. 782, n°31) et qui devait donc reunir en sa personne la gardę des biens intellectuels et des biens temporels de sa maison. D’ou Putilite de ne pas etudier separement, au xiic siecle, le personnel du scriptorium et celui de la chancellerie. Cet article, bref et dense, prend rang parmi ceux que F. Gasparri a publie ces dernieres annees